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Pseudopolyarthrite rhizomélique

Qu’est-ce que la pseudopolyarthrite rhizomélique et la maladie Horton?

La pseudopolyarthrite rhizomélique (PPR) est une maladie inflammatoire qui s’attaque principalement aux épaules et à la zone pelvienne, entraînant des douleurs et une raideur dans les muscles et les articulations affectés. La maladie se caractérise par la raideur musculaire et articulaire, qui est souvent pire le matin.

La douleur et la raideur généralement associées à la PPR sont dues à l’inflammation entourant les articulations et dans les petits sacs (appelés bourses séreuses) qui protègent les os, les tendons et les muscles.  

Environ 15 % des personnes atteintes de PPR développent une affection inflammatoire plus grave appelée la maladie de Horton. La maladie de Horton, aussi appelée artérite temporale, est une affection inflammatoire qui touche les grands vaisseaux sanguins, y compris l’aorte (qui transporte le sang du cœur vers le corps) et ses principales branches. L’inflammation des vaisseaux sanguins est aussi appelée vascularite. Les artères qui transportent le sang jusqu’à la tête peuvent également être touchées, ce qui entraîne des maux de tête persistants, une sensibilité du cuir chevelu et une douleur évolutive à la mâchoire lors de la mastication. L’atteinte des vaisseaux sanguins dans l’œil peut entraîner des complications comme une diminution de la vision et la cécité.   Environ la moitié des personnes atteintes du syndrome de la maladie Horton sont aussi atteintes de la PPR.

FAQs

Qu’est-ce qui cause la pseudopolyarthrite rhizomélique?

La cause de la PPR est encore mal comprise. Pour des raisons obscures, le système immunitaire attaque la paroi qui entoure les articulations et les tendons, ce qui cause de l’inflammation, de la douleur et de la raideur. Il s’agit parfois d’une maladie spontanément résolutive, ce qui veut dire qu’elle peut disparaître d’elle-même. La cause de sa disparition dans ces cas est elle aussi inconnue.  

Dans quelle mesure la pseudopolyarthrite rhizomélique est-elle courante?

La PPR touche les adultes de plus de 50 ans, l’âge moyen d’apparition étant 70 ans. Elle est plus fréquente chez les personnes blanches, et touche deux fois plus de femmes que d’hommes. Environ 0,5 % de la population nord-américaine en serait atteinte.  

Quels sont les facteurs de risque associés à la pseudopolyarthrite rhizomélique?

Même si la cause est inconnue, des infections virales et des facteurs génétiques pourraient prédisposer une personne à développer la PPR, mais ces risques sont mal compris.

Quels sont les premiers signes et symptômes de la pseudopolyarthrite rhizomélique?

Les symptômes associés à la PPR peuvent apparaître lentement et évoluer sur plusieurs mois ou se développer plus rapidement au fil des semaines. Les principaux symptômes sont de la douleur et de la raideur dans le bassin, les épaules, les hanches et le cou. Les symptômes peuvent également comprendre une fièvre légère, la fatigue et la perte de poids.  

Comment la pseudopolyarthrite rhizomélique et la maladie de Horton sont-elles diagnostiquées?

Il n’y a pas de test spécifique pour diagnostiquer la PPR. Il est donc difficile de confirmer le diagnostic. Celui-ci est basé sur les antécédents cliniques et un examen physique effectué par votre médecin de premier recours. Un examen approfondi de vos articulations, de votre amplitude de mouvement et de votre agilité musculaire peut aider votre médecin à reconnaître les symptômes associés à la PPR. Plus précisément, votre médecin peut rechercher des indices de douleurs articulaires aux épaules ou aux hanches. Des radiographies, l’imagerie ou des tests sanguins peuvent ensuite aider à détecter l’inflammation et à éliminer d’autres maladies.  

Dans les cas de la maladie de Horton, un examen physique détaillé de la tête et du cou, y compris une évaluation des yeux, est effectué. Une biopsie (prélèvement d'un échantillon de tissu) d’une artère superficielle autour de la zone temporale est généralement pratiquée pour aider à confirmer le diagnostic de la maladie de Horton.    

Quelles parties du corps la pseudopolyarthrite rhizomélique et la maladie de Horton affectent-elles?

La PPR affecte souvent le bassin, les épaules, les hanches et le cou.

La maladie de Horton s’attaque aux vaisseaux sanguins, ce qui peut affecter la tête, le cuir chevelu, les yeux et d’autres parties du corps.

Quels sont les symptômes de la pseudopolyarthrite rhizomélique et de la maladie de Horton?

Les symptômes de la PPR comprennent de la douleur et de la raideur dans le bassin, les épaules, les hanches et le cou, et parfois une fièvre légère, de la fatigue et une perte de poids. Une raideur matinale prolongée (plus de 30 à 60 minutes) est un symptôme clé. La douleur et la raideur s’aggravent généralement avec le manque d’activité. Il est difficile pour les personnes atteintes de la PPR de lever les bras ou de s’étirer pour attacher leurs chaussures à cause des symptômes.

Les personnes atteintes de la maladie de Horton peuvent éprouver les symptômes suivants :

  • Sensibilité du cuir chevelu
  • Douleur dans la mâchoire durant la mastication
  • Vision floue ou double, ou perte de vision
  • Maux de tête persistants et graves, surtout autour des tempes
Traitements

Le traitement de la PPR comprend des médicaments et des thérapies pour traiter l’inflammation, la douleur et la fonction articulaire. Un traitement précoce peut aider à protéger vos articulations des épaules et des hanches et à rétablir la fonction et l’amplitude des mouvements.  

Médicaments

Le glucocorticoïde (prednisone) est le médicament de choix pour le traitement de la PPR. Cet anti-inflammatoire stéroïdien puissant peut soulager les symptômes en quelques jours. La dose et la durée du traitement dépendront du cas, mais la plupart des gens auront besoin de suivre le traitement pendant 6 à 12 mois. Chez certaines personnes, la PPR peut durer plus longtemps, mais dans la plupart des cas, elle finit par se résorber avec un traitement efficace, et il est rare qu’elle réapparaisse. Bien que de faibles doses de prednisone soient utilisées pour traiter la PPR, les patients qui sont également atteints de la maladie de Horton peuvent avoir besoin d’une dose plus élevée.  

Même si les anti-inflammatoires non stéroïdiens ne sont généralement pas très efficaces contre la PPR, ils peuvent contribuer à réduire l’inflammation et la douleur. Les AINS peuvent être utilisés en cas de symptômes supplémentaires après le traitement par prednisone, ou pour réduire la dose de prednisone.

Thérapies

La physiothérapie peut réduire la douleur et la raideur dans les épaules et les hanches causées par la PPR. Renforcer les muscles autour des articulations touchées peut améliorer leur fonction, et l’exercice peut aider à réduire la fatigue.

Un physiothérapeute est un professionnel de la santé qui a une formation avancée et une autorisation de pratiquer cette profession délivrée par son association provinciale ou territoriale. Les physiothérapeutes peuvent élaborer un programme de réadaptation personnalisé conçu pour accroître la force, la souplesse, l’amplitude de mouvement, la mobilité et la tolérance à l’exercice par une diversité de traitements et de stratégies thérapeutiques. Ces traitements et ces stratégies peuvent comprendre la prescription d’exercices, des interventions physiques et de la relaxation. Les physiothérapeutes peuvent également suggérer d’autres techniques pour réduire la douleur et améliorer la qualité de vie en général.

Prise en charge personnelle

Activité physique et exercice

À mesure que les symptômes de la PPR s’améliorent avec le traitement, on encourage généralement les gens à reprendre leurs activités normales, y compris les exercices, selon leur tolérance. Toutefois, l’activité physique peut aussi jouer un rôle important dans la réduction de la douleur et de la raideur dans les hanches et les épaules pendant le traitement.

On pense souvent à tort qu’une articulation endolorie a besoin de repos. Au contraire, l’absence de mouvement peut affaiblir les muscles et accroître la douleur et la raideur dans les articulations. L’activité physique légère à modérer protège les articulations en renforçant les muscles qui les entourent, en augmentant l’afflux sanguin vers l’articulation et en favorisant sa régénération naturelle. L’activité physique peut aussi améliorer votre humeur et diminuer la douleur.

L’activité physique désigne tout mouvement qui augmente la fréquence cardiaque en activant vos muscles, tandis que l’exercice est une activité structurée, planifiée et répétitive exécutée dans l’intention d’améliorer ou de maintenir un aspect de sa forme physique (source : Société canadienne de physiologie de l’exercice). Une augmentation progressive de l’activité physique, même lente, peut soulager les symptômes d’arthrite et améliorer le fonctionnement au quotidien.

L’activité physique renforce les muscles et les tissus conjonctifs entourant les articulations, ce qui aide à soutenir les articulations endommagées par l’arthrite. Toutes les activités que vous effectuez au quotidien (comme passer l’aspirateur, marcher pour vous rendre au travail et même jardiner) sont de l’activité physique. Ces activités peuvent être très bénéfiques pour vos articulations et contribuer à maintenir ou à améliorer votre mobilité.

Alimentation saine

Aucune preuve ne donne à penser que ce que vous mangez peut aggraver ou soulager votre arthrite. Cependant, le surpoids peut exercer une pression supplémentaire sur vos articulations. Pour bien fonctionner, l’organisme a besoin d’aliments qui lui procurent de l’énergie, des vitamines et des minéraux. Une saine alimentation vous fournira l’énergie nécessaire pour accomplir vos activités quotidiennes en plus de renforcer votre système immunitaire et la santé de vos os et de vos tissus.

Voici quatre façons d’améliorer votre alimentation :

  • Réduire les matières grasses saturées et les gras trans : Une alimentation saine ne doit comprendre qu’une petite quantité de matières grasses insaturées. On devrait éviter les matières grasses saturées et les gras trans.
  • Choisir les bonnes quantités et les bons types de gras vous aidera à atteindre et à maintenir un poids santé, et à améliorer votre santé globale. L’huile d’olive et les poissons d’eaux froides, comme le saumon, la truite ou le hareng, sont des exemples de choix sains.
  • Consommer moins de sucre : Le sucre contient des calories vides et ne possède aucune valeur nutritive. On vise ici tant le sirop et la cassonade que le sucre blanc, brut ou de canne. Limitez ou éliminez le sucre que vous ajoutez aux boissons et aux céréales. Même si les édulcorants artificiels contiennent très peu de calories, il est préférable de prendre l’habitude de consommer des aliments moins sucrés. Utilisez plutôt des fruits secs sans sucre ajouté, comme les raisins, les cerises ou les dattes, pour sucrer vos céréales, car ils contiennent des vitamines, des minéraux et des fibres alimentaires.
  • Manger plus de légumes et de fruits : Les légumes et les fruits doivent constituer la partie la plus importante de votre régime alimentaire. N’oubliez pas que les fruits les plus sucrés contiennent le plus de sucre, alors n’en abusez pas. Essayez de manger au moins un légume ou un fruit à chaque repas ainsi qu’en collation. En plus d’être une excellente source d’énergie, ils augmentent votre apport en fibres, ce qui vous aidera à digérer et à contrôler votre poids. Ils sont par ailleurs bourrés d’antioxydants qui renforcent le système immunitaire et aideraient à maintenir le cartilage en santé.

Pour plus d’information, consultez notre module en ligne Bien manger.

Techniques de relaxation et stratégies d’adaptation

Adopter des techniques de relaxation et des stratégies d’adaptation peut vous aider à préserver un certain équilibre de vie, à avoir le sentiment de mieux contrôler votre arthrite et à cultiver l’optimisme. Par ailleurs, détendre les muscles entourant une articulation endolorie atténue la douleur ressentie. Les moyens de se détendre sont nombreux. On peut par exemple écouter de la musique ou des enregistrements de relaxation, ou encore imaginer ou visualiser mentalement une activité agréable et reposante, comme s’étendre sur une plage.

Pour plus d’information sur les techniques de relaxation et les stratégies d’adaptation, visitez notre module en ligne Gérer la douleur chronique.

Et maintenant?

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Il y a beaucoup de choses que vous pouvez faire pour gérer activement votre arthrite. Vous trouverez ci-dessous des ressources qui vous aideront à en apprendre davantage sur les moyens de prendre en charge votre arthrite afin de mieux vivre.

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Collaborateur

Révisé en juillet 2019 avec l’expertise de :

Ophir Vinik, FRCPC
Département de médecine, division de rhumatologie, St. Michael’s Hospital,  
Professeur de médecine, Université de TorontoVoir tous Les types d'arthrite de A à Z