Faits et statistiques sur l’arthrite

Au Canada, 1 personne sur 5 compose avec les nombreux effets de l’arthrite

L’arthrite affecte beaucoup plus de Canadiens, et ce, de façon beaucoup plus marquée, que ne le croient la plupart des gens. Bien que les chiffres ne révèlent qu’une partie de l’histoire, ils peuvent aider à mettre en perspective le défi imposé par l’arthrite. Explorez les sections ci-dessous pour apprendre pourquoi l’arthrite devient l’un des problèmes de santé les plus urgents au pays.

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L'arthrite au Canada

L’arthrite est une maladie grave qui peut avoir des répercussions dévastatrices sur la vie des gens.

Comme il s’agit de la maladie de longue durée la plus courante au pays, elle impose un immense fardeau sur le système de soins de santé et la société canadienne dans son ensemble, ainsi que sur les six millions de Canadiens qui doivent vivre avec ses effets, leurs soignants, leurs familles et leurs amis. L’arthrite touche des Canadiens de tout âge, partout au pays. Elle affecte la santé physique et mentale et dégrade la qualité de vie.

Carte du Canada avec le nombre de personnes arthritiques par province

Source: ACREU 2018, selon les ESCC 2016 (provinces) et ESCC 2015-2016 (territoires).

L’arthrite est-elle une affection courante?

L’arthrite est plus courante que ne le croient bien des gens

Plus de six millions de Canadiens (soit 1 adulte sur 5) sont atteints d’arthrite, et les répercussions de la maladie touchent les membres de leurs familles, leurs proches aidants et leurs amis.

Au Canada, l’arthrite est plus courante chez les femmes que chez les hommes (1 femme sur 4 contre 1 homme sur 6). Des gens de tous âges peuvent en être atteints. Même si le risque d’être atteint d’arthrite augmente à mesure que l’on vieillit, plus de la moitié des Canadiens qui vivent avec la maladie ont moins de 65 ans.

Graphique de la proportion atteinte d'arthrite par groupe d'age

L’arthrite est la maladie chronique la plus répandue au Canada

Interrogés sur les maladies chroniques à long terme, davantage de Canadiens ont déclaré être atteints d’arthrite que la somme combinée des gens atteints de diabète, de maladies du cœur, de cancer et d’AVC.

Graphique comparatif - Prévalence des problèmes de santé chroniques chez les Canadiens

Source: ACREU 2018, selon l’ESCC 2016.

L'arthrite est à la hausse

On estime que, d’ici 2040, le nombre de Canadiens atteints d’arthrite augmentera de 50 %.

L’arthrite est un problème grave au Canada, et le défi qu’elle représente ne cesse de croître. À mesure que vieillit la génération du baby-boom et qu’augmente l’espérance de vie, nous pouvons nous attendre à une hausse des cas d’arthrite, et celle-ci aura de lourdes répercussions sur les personnes atteintes, leurs familles et le système de soins de santé.

Si nous n’agissons pas maintenant, d’ici 2040, on atteindra un total impressionnant de 9 millions de Canadiens atteints d’arthrite, et la proportion de personnes atteintes passera d’une sur cinq à une sur quatre.

Source : ACREU 2018, selon l’ESCC 2015.

Répercussions sur l'état de santé global

Les personnes arthritiques disent avoir une mauvaise santé globale

Les Canadiens atteints d’arthrite sont quatre fois plus susceptibles que les autres d’affirmer que leur état de santé global est mauvais.

Pour bien des gens, cela ne se résume pas à « juste l’arthrite ». Si vous avez l’arthrite, vous êtes plus susceptibles que les autres Canadiens d’être atteints d’autres problèmes de santé. Cela peut impliquer de devoir composer avec les symptômes de multiples maladies chroniques, traitement et effets secondaires à la fois.

Les quatre cinquièmes des Canadiens atteints d’arthrite composent avec au moins une autre maladie chronique (p. ex., problèmes de dos, hypertension, hypercholestérolémie, maladies cardiaques, diabète, migraines, troubles de l’humeur ou troubles d’anxiété).

Source : ACREU 2018, selon l’ESCC 2015.

Répercussions sur la santé mentale

Les personnes atteintes d’arthrite disent avoir une mauvaise santé mentale

Bien que l’arthrite compromette la santé physique, ses effets ne s’arrêtent pas là. Les Canadiens atteints d’arthrite sont deux fois plus susceptibles que les autres d’affirmer ne pas être en bonne santé mentale.

Si vous avez l’arthrite, vous êtes plus susceptibles que les autres Canadiens d’être atteints de troubles de l’humeur ou d’anxiété. Les Canadiens atteints d’arthrite sont deux fois plus susceptibles que les autres d’avoir des troubles de l’humeur tels que la dépression. Ils sont également une fois et demie plus susceptibles que les autres d’avoir un trouble d’anxiété.

Source : ACREU 2018, selon l’ESCC 2015.

L’arthrite et la douleur

La vie de trop de Canadiens atteints d’arthrite est perturbée par la douleur

Nous savons tous ce qu’est la douleur. Nous nous efforçons de l’éviter et d’en protéger nos êtres chers. Mais pour les personnes atteintes d’arthrite, la douleur fait trop souvent partie du quotidien.

Chez 40 % des Canadiens atteints d’arthrite, la douleur est suffisante pour limiter leurs activités. Cela veut dire qu’une douleur et un inconfort considérables perturbent la vie d’environ 2,4 millions de personnes atteintes d’arthrite au Canada.

Les Canadiens atteints d’arthrite sont quatre fois plus susceptibles que les personnes qui ne sont pas atteintes de cette maladie chronique dévastatrice de composer avec une douleur qui nuit à leurs activités.

Source : ACREU 2018, selon l’ESCC 2015.

L'arthrite et le travail

Des millions de Canadiens doivent concilier la vie professionnelle et la vie avec l’arthrite

Au Canada, l’arthrite est une des principales causes d’invalidité et de restrictions relatives au travail. Plus de la moitié des Canadiens arthritiques qui sont en âge de travailler déclarent ne pas être sur le marché du travail, soulignant ainsi un besoin accru de soutien pour trouver et maintenir un emploi.

Source : ACREU 2018, selon les données de l’ESCC 2015 sur les Canadiens en âge de travailler.

Rapport sur la place de l’arthrite au Canada

Depuis des années, la Société de l’arthrite s’associe à l’équipe de recherche interdisciplinaire du Service communautaire de recherche et d’évaluation sur l’arthrite (ACREU) pour évaluer la prévalence et les répercussions de l’arthrite au Canada. En approfondissant les connaissances sur le fardeau qu’impose l’arthrite sur les Canadiens et notre système de soins de santé, ce partenariat a contribué à présenter des façons d’améliorer le soutien offert aux personnes qui vivent avec cette maladie.

Depuis sa création en 1991, l’ACREU s’est efforcé de jeter la lumière sur les répercussions de l’arthrite sur les personnes qui en sont atteintes, leurs familles et la population en général, ainsi que sur la prestation des soins aux personnes arthritiques.

L’ACREU prépare le Rapport sur la place de l’arthrite au Canada à l’intention de la Société de l’arthrite. Le rapport actuel (août 2018) s’appuie sur une analyse des Enquêtes sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) 2015 et 2016 de Statistique Canada. Ces enquêtes ont permis de recueillir de l’information autodéclarée sur la santé auprès d’un échantillon représentatif de la population canadienne. Sauf indication contraire, les données analysées ne couvrent pas les territoires, les enfants de moins de 12 ans, les personnes qui vivent dans une réserve et les membres des Forces armées canadiennes.

Lire le Rapport de la place de l’arthrite au Canada 2018 [PDF]

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Provenance des données :
Les faits et statistiques présentés ici sont tirés du Rapport sur la place de l’arthrite au Canada (août 2018) préparé par le Service communautaire de recherche et d’évaluation sur l’arthrite (ACREU) pour le compte de la Société de l’arthrite et s’appuient sur une analyse des Enquêtes sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) 2015 et 2016 de Statistique Canada, comme indiqué dans les notes de bas de page des figures. Ces enquêtes ont permis de recueillir de l’information autodéclarée sur la santé auprès d’un échantillon représentatif de la population canadienne. Sauf indication contraire, les données analysées ne couvrent pas les territoires, les enfants de moins de 12 ans, les personnes qui vivent dans une réserve et les membres des Forces armées canadiennes.