Arthroplastie de la hanche

 

La hanche est l’une des plus grosses articulations portantes du corps. C’est une articulation sphéroïde ce qui veut dire qu’elle a la forme d’une boule (la tête) qui s’emboîte dans une cavité. Une arthroplastie complète de la hanche est une opération visant à remplacer la tête qui se situe tout en haut de l’os de la cuisse (fémur) et la cavité de la hanche.

Les chirurgiens utilisent des pièces de remplacement en métal, en céramique ou en plastique. Ces pièces peuvent être fixées aux os de deux façons:

  • au moyen d’un ciment orthopédique
  • sans ciment – ces pièces sont recouvertes d’un enduit poreux dans lequel le tissu osseux repousse.

Types d’opération

Dans une arthroplastie de la hanche traditionnelle, le médecin pratique une incision de 15 à 25 cm sur le côté ou à l’arrière de la hanche. On coupe certains muscles et autres tissus mous, comme les ligaments, pour que le médecin puisse atteindre l’articulation de la hanche.

On peut également procéder à un remplacement de la hanche en pratiquant une ou deux incisions plus petites que celles décrites ci-dessus. Ce type d’opération s’appelle une micromanipulation chirurgicale. Bien qu’elle puisse donner lieu à une perte sanguine moins importante et à une cicatrice plus petite que l’arthroplastie traditionnelle, elle est plus longue et difficile à pratiquer. Et si la petite incision ne permet pas d’ajuster la nouvelle hanche de façon adéquate, le médecin pourrait être obligé d’en effectuer une plus grande.

Il existe un nouveau type d’opération qui nécessite une petite incision à l’avant (face antérieure) de la hanche. L’arthroplastie de la hanche par voie antérieure est moins dommageable pour les muscles que les opérations nécessitant qu’on accède à l’articulation par le côté ou l’arrière de la hanche. Une guérison et un retour aux activités plus rapides peuvent en découler.

L’arthroplastie par voie antérieure et la micromanipulation chirurgicale exigent une formation et de l’équipement spéciaux. Votre médecin pourra vous expliquer vos options et vous aider à comprendre les risques et les avantages de chaque type d’opération.

Pourquoi pratique-t-on une arthroplastie?

On pratique habituellement une arthroplastie totale de la hanche en cas de douleur aiguë et de perte de fonction de stade avancé et quand les autres traitements ne soulagent plus la douleur. Une hanche peut également être remplacée en cas de fracture.

Efficacité

La chirurgie est habituellement une option efficace. Après votre opération, vous ressentirez probablement beaucoup moins de douleur et serez en mesure de vaquer à la plupart de vos activités quotidiennes plus facilement, mais la convalescence demande temps et patience.

La plupart des prothèses de la hanche durent de 10 à 20 ans, voire plus. La durée de vie de la prothèse dépend de votre âge, de la pression que vous imposerez à l’articulation et de la manière dont votre os s’adapte à la prothèse. Votre poids peut aussi avoir une incidence. Chaque kilo en trop ajoute trois kilos de pression sur votre nouvelle hanche. Vous en augmenterez la durée de vie en contrôlant votre poids.

Risques

Les risques d’un remplacement de la hanche se divisent en deux catégories:

  1. Risques liés à l’opération et à la période de convalescence, notamment:
    • Caillots sanguins
    • Infection
    • Fracture (fissure dans l’os)
    • Saignements (une faible proportion de patients ont besoin d’une transfusion sanguine)
    • Lésions nerveuses
    • Guérison de la plaie difficile
    • Problèmes d’anesthésie
    • Boitement (disparaît habituellement avec la physiothérapie, mais peut persister chez un petit nombre de patients)
    • Déboîtement de la hanche après l’opération
    • Différence de longueur des jambes (habituellement très légère et corrigée par l’utilisation d’une semelle orthopédique)
  2. Risques à long terme qui peuvent se déclarer des mois ou des années après l’opération, notamment:
    • Desserrage de la prothèse dans l’os
    • Infection dans l’articulation
    • Réaction au métal dans la nouvelle articulation – à mesure que les raccords en métal dans la prothèse articulaire s’usent, de minuscules particules de métal peuvent se détacher et causer des problèmes comme le desserrage de la prothèse ou interagir avec les tissus mous (tendons et muscles) autour de la hanche.

Visite préopératoire

La plupart des hôpitaux demandent à rencontrer les patients devant subir une arthroplastie plusieurs semaines avant la date de leur opération pour faire le point sur la situation et les préparer à l’intervention. Demander à un proche de vous accompagner à cette consultation pour prendre des notes et poser des questions est une bonne idée. La grande quantité d’information qu’on vous donnera pourrait être déconcertante et difficile à retenir si personne ne vous accompagne.

Pendant la visite préopératoire, l’équipe discutera du type d’anesthésie qui vous convient le mieux. De nombreux facteurs entrent en ligne de compte, notamment votre âge, votre état de santé général et votre préférence. L’équipe pourrait vous suggérer une anesthésie locale afin que vous ne ressentiez rien dans la région de l’intervention. Avec cette option, on vous donnera des médicaments pour vous détendre. Vous vous endormirez peut-être même légèrement, mais vous respirerez par vous-même. Sinon, l’équipe pourrait vous proposer une anesthésie générale qui vous endormira complètement pendant l’opération. Dans ce cas, on vous insérera un tube dans la gorge, raccordé à un ventilateur, pour vous aider à respirer.

Préparation

Vidéo du Dr Mike Evans sur les remplacements de la hanche et du genou (en anglais)

Activité physique

Le meilleur moyen de renforcer vos jambes en prévision de l’opération est de marcher régulièrement. N’hésitez donc pas à le faire – cela ne présente aucun risque pour votre hanche ou votre genou. Suivez la règle des « deux heures ». Si vous ressentez de la douleur à l’articulation pendant plus de deux heures après votre promenade, c’est que vous en avez trop fait. Prenez les mesures que vous pouvez pour soulager votre douleur et marchez un peu moins le lendemain.

Outre la marche, votre chirurgien peut vous conseiller d’effectuer régulièrement des exercices préopératoires, dont certains visent à renforcer les bras et les épaules pour vous préparer à utiliser les béquilles ou une marchette après l’opération. D’autres ont pour but de renforcer les muscles des jambes. Ces exercices prennent environ 20 minutes. Idéalement, il faut les faire deux fois par jour.

Votre logement

Votre logement pourrait nécessiter certains changements afin de répondre à vos besoins après l’opération. Examinez les lieux afin de déterminer les améliorations à apporter.

  • Au besoin, poussez ou sortez des meubles pour pouvoir vous déplacer librement dans la maison avec une marchette (calculez en moyenne 76 centimètres ou 30 pouces de dégagement).
  • Enlevez les carpettes. Fixez au sol le rebord des grands tapis avec du ruban adhésif pour éviter de trébucher.
  • Pendant votre convalescence, vous devriez vous asseoir uniquement dans des fauteuils munis d’accoudoirs; vous en aurez besoin pour vous asseoir et vous lever. Assurez-vous d’avoir au moins un fauteuil muni d’un siège solide (pas trop bas), d’un dossier et d’accoudoirs robustes. Évitez les fauteuils à bascule, à roulettes ou qui glissent.
  • Vous pouvez surélever vos fauteuils en plaçant des blocs sous les pattes ou un oreiller ferme sur le siège.  
  • Assurez-vous que les pièces et les couloirs sont bien éclairés de manière à voir les obstacles.
  • Assurez-vous que toutes les rampes d’escalier, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de votre domicile, sont sécuritaires.
  • Dégagez l’espace de tout fil électrique.
  • Se mettre au lit et en sortir n’est pas toujours facile après une arthroplastie, d’où l’importance que votre lit ne soit pas trop bas.
  • Le rebord du matelas devrait être à la même hauteur que l’arrière de vos genoux. Si votre lit est trop bas, il serait préférable de demander à quelqu’un de le rehausser en plaçant des blocs stables sous les pattes. S’il est trop haut, vous devrez peut-être l’abaisser en réglant la base du lit.
  • S’il n’y a pas de salle de bains sur l’étage où se situe votre chambre ou à proximité de celle-ci, vous pourriez devoir acheter ou emprunter un fauteuil d’aisance (fauteuil avec bassine intégrée) pour limiter vos déplacements la nuit.
  • Installez un siège de toilette surélevé
  • Procurez-vous un tapis de bain antidérapant pour la baignoire ou la cabine de douche afin d’éviter de glisser en vous lavant. Un siège de bain pourrait aussi vous être utile. Achetez une éponge munie d’un long manche pour vous laver aisément les pieds sans avoir à vous pencher.
  • Même avec tous ces accessoires fonctionnels, il n’est pas toujours facile d’entrer dans la douche, d’ouvrir le robinet et de régler la température sans se pencher. Assurez-vous de pouvoir compter sur l’aide de quelqu’un pour vous doucher lorsque vous rentrerez chez vous.
  • Si vous prévoyez avoir besoin de barres d’appui pour la toilette, le bain ou la douche, assurez-vous de les faire installer avant votre opération.
  • Regroupez tous vos accessoires de toilette (brosse à dents, peigne, sèche-cheveux, maquillage, rasoir…) dans un seul endroit facilement accessible pour limiter les déplacements.
  • Organisez votre cuisine de sorte que les articles soient à portée de main, au niveau de la taille, car vous ne pourrez pas vous pencher tout de suite après l’opération.

À quoi s’attendre après l’opération

Immédiatement après l’intervention

Votre douleur sera contrôlée au moyen de médicaments administrés par voie intraveineuse. Vous prendrez probablement aussi des médicaments pour prévenir les infections, les caillots de sang et la nausée. Si vous avez subi une anesthésie locale, vous n’aurez probablement aucune sensation, ou presque, sous la taille pendant un certain temps.

On vous placera peut-être un coussin sous les jambes, ce qui aidera à garder votre nouvelle hanche dans la bonne position. Vous devrez peut-être porter des bas de contention ou des molletières compressives pour prévenir les caillots sanguins. Ces articles serrent et relâchent vos mollets pour favoriser la circulation sanguine.

L’inactivité après l’opération, combinée à la prise d’antidouleurs, peut causer de la constipation. Des laxatifs pourraient vous être prescrits, au besoin.

Vous déplacer

Le jour de votre opération ou le lendemain, vous sortirez du lit avec de l’aide. Vous apprendrez à vous déplacer à l’aide d’une marchette ou de béquilles. Au moment de quitter l’hôpital, vous serez capable de vous asseoir et de vous lever, de vous habiller, d’utiliser la toilette, de faire votre toilette et d’utiliser les escaliers sans danger.|

Dans les semaines qui suivent, vous commencerez la physiothérapie. Vous apprendrez des exercices pour vous aider à prendre des forces. On vous montrera également comment bouger sans que votre hanche se déboîte. On pourrait vous demander de limiter certains mouvements. Suivez les instructions de votre chirurgien.

Quitter l’hôpital

Vous resterez probablement à l’hôpital de un à quatre jours après l’intervention. Vous pourrez obtenir votre congé si vous recevez des soins à la maison et que vous vous remettez bien de l’opération. Il serait très utile que quelqu’un séjourne chez vous les premiers jours. Vous aurez probablement besoin d’aide avec la cuisine, le ménage et les autres tâches ménagères pendant les quelques semaines après l’opération.

Vous pourriez séjourner dans un centre de réadaptation si vous avez besoin de soins additionnels et si vous n’êtes pas capable de vous déplacer de façon assez sécuritaire pour voir à vos besoins après l’opération. Vous pourrez rentrer chez vous lorsque vous vous serez suffisamment rétabli pour vous déplacer sans risque et prendre soin de vous.

Rétablissement continu

Appelez votre chirurgien ou votre médecin de famille si :

  • votre température est supérieure à 38 °C (101 °F);
  • vous remarquez un changement de quantité, de couleur ou d’odeur des écoulements de la plaie ou une douleur accrue et soudaine dans la région de l’incision;
  • vous remarquez une augmentation de la douleur, de l’enflure ou de la sensibilité dans le mollet ou la cuisse d’une de vos jambes;
  • vous remarquez qu’une de vos jambes est pâle ou bleutée;
  • vous remarquez qu’une de vos jambes est inhabituellement froide au toucher;
  • vous éprouvez soudainement de la difficulté à marcher.

Dans les quelques semaines suivant l’opération, vous aurez besoin de moins en moins d’antidouleurs. Vous prendrez probablement des médicaments pour prévenir les caillots sanguins pendant plusieurs semaines après l’intervention.

Vous aurez peut-être besoin d’une marchette, de béquilles ou d’une canne pendant quelques semaines ou quelques mois. À mesure que votre énergie revient, faites quelques petites promenades chaque jour. Si votre hanche est sensible, appliquez-y une compresse froide.

Ne conduisez pas avant que votre médecin vous en donne l’autorisation.

Votre réadaptation se poursuivra après votre départ de l’hôpital et votre retour à la maison. Vous continuerez la réadaptation jusqu’à ce que vous soyez capable de fonctionner de façon autonome et que vous retrouviez le maximum de force dans votre hanche. Vous continuerez à travailler pour gagner de la force et améliorer votre endurance. La réadaptation se poursuivra pendant plusieurs mois après l’opération et vous verrez peut-être des améliorations (surtout dans la force et l’endurance) jusqu’à 12 à 18 mois après l’intervention. Les premières étapes du rétablissement peuvent être plus rapides après une arthroplastie de la hanche par voie antérieure.

La plupart des gens peuvent avoir des relations sexuelles de quatre à six semaines après un remplacement de la hanche. Demandez à votre médecin quand vous pouvez avoir des relations sexuelles et quelles positions sont sécuritaires pour votre hanche, car certaines positions peuvent augmenter le risque d’un déboîtement de l’articulation. Votre médecin pourrait donc vous demander d’éviter certaines positions, surtout dans les premiers mois.

Vivre avec une prothèse de la hanche

L’exercice (comme la natation et la marche) est important pour gagner en force musculaire. De plus, l’exercice améliore votre bien-être général. Discutez avec votre médecin du type d’exercice qui vous convient le mieux. Vous pourrez probablement reprendre la plupart des activités auxquelles vous vous adonniez avant l’opération, comme le golf, le vélo, la natation ou la danse. Votre médecin pourrait toutefois vous demander d’éviter de courir, de jouer au tennis et de faire d’autres activités qui font subir un stress important à votre articulation.

Votre médecin voudra probablement vous voir au moins tous les deux ou trois ans pour vérifier votre hanche.

Foire aux questions (FAQ)

  • Dans quelle mesure dois-je m’attendre à ressentir de la douleur après l’arthroplastie?

    Après l’intervention, vous ressentirez une certaine douleur que vous pourrez gérer par plusieurs moyens. Votre chirurgien déterminera la meilleure méthode pour soulager la douleur selon divers facteurs, notamment vos antécédents médicaux. Voici quelques options, dont la disponibilité varie selon l’hôpital : 

    • Des médicaments administrés par voie orale (pilules) à des intervalles de quelques heures pourraient suffire à soulager la douleur. Votre médecin déterminera le médicament et la dose selon votre état de santé général et votre degré d’inconfort. Vous recevrez probablement une combinaison de différents médicaments qui permettent de réduire la douleur de plusieurs façons. La combinaison de plusieurs médicaments différents peut être plus efficace pour réduire votre douleur qu’une dose plus élevée d’un analgésique puissant.  
    • On pourrait vous prescrire un bloc nerveux périphérique pour réduire la douleur après l’intervention. Il s’agit d’une injection d’anesthésique autour des principaux nerfs de la zone opérée, ce qui l’engourdit pendant quelques heures durant et après l’intervention chirurgicale, réduisant la douleur et le besoin de recourir à des antidouleurs puissants. Le bloc nerveux périphérique est généralement réalisé par un anesthésiste spécialement formé avant le début de l’opération ou par le chirurgien pendant celle-ci. 
    • Vous pourriez recevoir une dose d’analgésique local directement dans la zone opérée durant l’intervention. Cela peut aider à engourdir la zone pour quelques heures après la chirurgie, réduisant la douleur et la nécessité de prendre des antidouleurs forts.  
    • Vous pourriez recevoir une dose d’analgésique, soit par intraveineuse ou directement dans le muscle du bras, de la jambe ou de la fesse. Les injections sont typiquement utilisées quand un patient ne peut rien prendre par la bouche.   
    • On a parfois recours à l’analgésie contrôlée par le patient (ACP). Dans ces cas, on explique au patient comment prendre de petites doses d’antidouleurs au besoin (soit en appuyant sur un bouton fixé à une pompe qui délivre le médicament par intraveineuse ou en prenant des pilules laissées sur sa table de chevet). L’ACP peut donner un sentiment de contrôle aux patients, ce qui, chez certaines personnes, soulage l’anxiété et aide à réduire la douleur.  

    Priorisez toujours une combinaison d’antidouleurs (comme l’acétaminophène et les anti-inflammatoires) AVANT de recourir aux opioïdes puissants. Si vous devez prendre des opioïdes, prenez la dose minimale pendant la plus courte période possible afin de réduire le risque d’abus et de surdose. 

  • Quelle est la différence entre une arthroplastie unilatérale (un côté) et bilatérale (deux côtés)?

    La plupart du temps, les arthroplasties de la hanche ne visent qu’un seul côté (le droit ou le gauche). C’est parce que les symptômes (la douleur, la raideur et la mobilité réduite) touchent principalement ce côté. 

    Toutefois, si les symptômes touchent les deux côtés ou si les examens révèlent des problèmes importants dans les deux articulations, votre chirurgien pourrait recommander le remplacement de vos deux hanches au cours de la même intervention. C’est ce qu’on appelle une arthroplastie « bilatérale ». Vous aurez besoin d’un congé de travail d’au moins six à huit semaines, que vous subissiez une arthroplastie unilatérale ou bilatérale. 

    Voici ce qu’il faut savoir au sujet des arthroplasties bilatérales : 

    • Vous aurez sûrement besoin de deux béquilles ou de deux cannes pour vous déplacer pendant votre convalescence. 
    • Vous pourriez devoir séjourner dans un centre de réadaptation après votre chirurgie. 
    • Dans le cas d’une arthroplastie bilatérale, le séjour à l’hôpital est un peu plus long que pour une arthroplastie unilatérale (pratiquée sur une seule hanche). 
  • Devrai-je subir une deuxième opération?

    Il existe de nombreuses raisons pour justifier une deuxième intervention visant à remplacer une prothèse de la hanche. Cette opération s’appelle « arthroplastie de reprise » ou « reprise chirurgicale ».

    La plupart des articulations de remplacement ont une durée de vie de 20 à 25 ans. Si vous devez subir une arthroplastie de reprise, c’est sûrement parce que votre première prothèse articulaire s’est usée ou relâchée, ce qui cause de la douleur et un dysfonctionnement. Les autres motifs possibles de l’arthroplastie de reprise comprennent une infection dans l’articulation et une fracture à proximité de celle-ci.

  • Est-ce possible de prendre une douche ou un bain après la chirurgie?

    Vous ne devriez pas prendre de bain jusqu’à ce que l’incision soit complètement guérie. On ne doit pas tremper une incision fraîche. Il faut donc éviter les bains, la natation, les bains à remous, etc. jusqu’à ce que l’incision ait complètement guéri. Certains hôpitaux recommandent à leurs patients de ne pas prendre de bain complet (c’est-à-dire s’asseoir au fond de la baignoire) pendant les trois mois qui suivent l’arthroplastie. 

    Voici quelques conseils d’ordre général pour prendre une douche ou un bain : 

    • ÉVITEZ de poser les pieds sur une carpette ou une serviette à la sortie de la cabine de douche ou de la baignoire. Si vous désirez mettre les pieds sur une surface douce, fixez soigneusement un tapis de bain antidérapant à côté de la baignoire. 
    • Jusqu’à ce que vous vous sentiez stable, servez-vous d’un banc ou d’un siège de douche déposé au fond de la baignoire ou de la cabine de douche sur un tapis de caoutchouc ou un tapis adhésif antidérapant. 
    • Vous pouvez utiliser une éponge à long manche ou une douche-téléphone pour vous laver le bas des jambes et les pieds jusqu’à ce que vous puissiez vous pencher. 
    • Si vous comptez utiliser des barres d’appui près du bain ou sur le mur, assurez-vous qu’elles sont correctement installées et qu’elles peuvent supporter votre poids.  
    • Pour entrer dans la douche ou le bain, asseyez-vous prudemment sur le siège de douche. Tournez-vous vers le robinet. Soulevez la jambe opérée par-dessus le rebord de la douche, puis faites passer l’autre jambe. 
    • Une douche de plain-pied pourrait être un meilleur choix jusqu’à ce que vous soyez plus à l’aise d’entrer dans la douche ou le bain et d’en sortir.   
  • Comment monter et descendre les escaliers après l’arthroplastie?

    Il est important que toutes les rampes d’escalier, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de votre domicile, soient sécuritaires. Au cours des premières semaines à la maison après l’intervention, essayez dans la mesure du possible de monter les marches une seule fois par jour.  

    • Placez votre main sur la rampe. Gardez votre canne ou votre béquille dans l’autre main.  
    • Pour MONTER, posez d’abord le pied de votre jambe intacte sur la marche à monter. 
    • Posez ensuite le pied de votre jambe opérée sur la marche. 
    • Enfin, faites suivre la canne ou la béquille. 
    • Montez une seule marche à la fois. Passez à la marche suivante seulement quand vous vous sentez solide et stable. 
    • Pour DESCENDRE, posez d’abord votre canne ou votre béquille sur la marche à descendre. 
    • Posez ensuite le pied de votre jambe opérée sur la marche.  
    • Enfin, posez le pied de votre jambe intacte sur la marche. 

    CONSEIL : Pour se rappeler comment monter et descendre des escaliers, dites-vous « Monter du bon côté, descendre du mauvais. » 

  • Comment se mettre au lit et en sortir après une arthroplastie de la hanche?

    Certains chirurgiens demandent à leurs patients de limiter leurs mouvements après l’opération. Votre chirurgien vous informera des mouvements à éviter, au besoin.  

    Se mettre au lit après une arthroplastie de la hanche :  

    • Reculez vers le milieu du lit jusqu’à ce que l’arrière de vos genoux atteigne le matelas. 
    • Placez la jambe opérée devant vous. En vous asseyant sur le bord du matelas, placez une main sur votre marchette ou votre canne et l’autre sur le lit. 
    • Une fois assis, placez vos deux mains derrière vous. En poussant de votre jambe intacte et en utilisant vos bras, déplacez-vous vers le milieu du lit jusqu’à ce que la jambe opérée soit presque entièrement sur le matelas.  
    • Déplacez-vous vers votre oreiller au moyen de vos bras et de votre jambe intacte. Laissez de l’espace entre vos jambes et pointez vos orteils vers le plafond. 

    Sortir du lit après une arthroplastie de la hanche : 

    • Glissez-vous jusqu’au bord du lit en vous servant de vos bras et en poussant avec la jambe intacte. Laissez de l’espace entre vos jambes et pointez vos orteils vers le plafond. 
    • Glissez lentement les jambes par-dessus le bord du lit en vous redressant graduellement et en vous appuyant sur vos mains placées derrière vous sur le matelas. 
    • Glissez vos hanches jusqu’au bord du lit et placez la jambe opérée devant vous. Assurez-vous que le pied de votre jambe intacte repose à plat au sol, prêt à supporter votre poids. 
    • Placez une main sur votre marchette ou votre canne, puis levez-vous du lit en poussant celui-ci avec l’autre main. 
    • Assurez-vous de garder le tronc bien droit et ÉVITEZ de vous pencher vers l’avant pendant que vous vous levez. 
  • Quand pourrai-je recommencer à conduire?

    Le moment où vous pourrez recommencer à conduire dépend de bien des facteurs : le type de chirurgie subie, le côté opéré (le gauche ou le droit) et le type de voiture que vous conduisez. La plupart des patients doivent attendre au moins six semaines avant de commencer à conduire, bien que certains puissent recommencer un peu plus tôt. Les antidouleurs puissants peuvent nuire à votre capacité à conduire. Ne conduisez pas si vous prenez ces médicaments. 

    Avant de reprendre le volant, vous DEVEZ avoir obtenu l’autorisation de votre équipe de soins.  

    Évitez de prendre place dans des voitures avec des sièges baquets bas ou sur la banquette arrière d’un véhicule à deux portières. Si vous voyagez dans un véhicule plus haut que la moyenne (comme un véhicule utilitaire sport ou une fourgonnette), demandez à votre thérapeute de vous expliquer comment y entrer et en sortir en toute sécurité. Lorsque vous montez dans le véhicule ou en sortez, assurez-vous de bouger le siège (si possible) afin d’avoir suffisamment d’espace pour monter dans le véhicule et en descendre confortablement et en sécurité. 

  • Comment faire pour aller aux toilettes après l’arthroplastie?

    Après leur retour de l’hôpital, certaines personnes faibles ou instables prennent des dispositions pour louer une chaise d’aisance (une chaise munie d’un bassin de lit) pour quelques jours ou semaines. Celle-ci doit être assez robuste pour supporter votre poids et être munie de pattes antidérapantes.   

    Un siège de toilette surélevé à accoudoirs peut s’avérer utile pour ceux qui utilisent leur propre salle de bain. Ce siège est placé au-dessus de votre toilette et il est conçu pour vous faciliter la tâche lorsque vous vous asseyez et vous relevez.  

    • Reculez vers le siège de toilette surélevé jusqu’à ce que l’arrière de vos genoux l’atteigne. 
    • Gardez une main sur votre canne ou votre marchette pendant que vous posez l’autre main sur le bord du siège de toilette surélevé. Si le siège est muni d’accoudoirs, posez-y vos deux mains. 
    • Gardez la jambe opérée devant vous pour qu’elle n’ait pas à supporter votre poids. Assoyez-vous et posez légèrement le pied sur le sol.  

    Pour vous relever, suivez les étapes dans l’ordre inverse :  

    • Placez une main sur votre canne ou votre marchette et l’autre sur le bord du siège de toilette surélevé.  
    • Redressez-vous en vous servant des accoudoirs et en gardant la jambe opérée devant vous jusqu’à ce que vous soyez complètement debout.  
    • Assurez-vous d’avoir retrouvé votre équilibre avant de saisir votre canne ou votre marchette.

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Collaboratrice

Cette information a été mise à jour en juillet 2019, avec l’expertise de:

Dre Sarah Ward, M.D., associée du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada
Chirurgienne orthopédiste, hôpital St. Michael’s
Chargée d’enseignement, Département de chirurgie, Université de Toronto