#LarthriteNeMarrêteraPas : L’histoire de Trish

Surnommée « la fille du zoo », Trish Exton-Parder a représenté le Zoo de Calgary à titre de responsable des communications avec les médias pendant plus de 35 ans. Trish était chargée d’informer le public des événements, des initiatives en matière de conservation et des nouveaux résidents du zoo, tant à la radio, qu’à la télévision et dans les journaux.

Personne ne soupçonnait que Trish, qui approche aujourd’hui la soixantaine et a toujours eu un tempérament jovial, composait avec l’arthrite inflammatoire.

« Ma mère et ma grand-mère ont reçu leur diagnostic quand elles étaient jeunes, à un moment où les médicaments n’en étaient qu’à leur début. Mais ma mère n’a pas laissé la maladie la définir. Elle a donné un parfait exemple », dit-elle.

Trish n’a pas tenu pour acquis qu’elle développerait la polyarthrite rhumatoïde, mais elle restait quand même à l’affût des symptômes. Ceux-ci n’ont pas tardé à apparaître.

« J’ai reçu mon diagnostic à l’âge de 21 ans. Je bougeais beaucoup, alors mes articulations étaient en bonne santé. Il a donc été facile pour moi de rester positive malgré mon sort », se rappelle-t-elle.

Positive, mais silencieuse, car Trish a gardé sa maladie secrète.

« Je ne voulais pas être considérée comme quelqu’un qui était moins capable que les autres. Pour la plupart des gens, il s’agit d’une maladie qui touche uniquement les personnes âgées et je ne voulais pas avoir à gérer ce genre de croyances », explique-t-elle.

Après avoir voyagé en Suisse pour participer, en hommage à sa mère, au marathon ArthroAction organisé par la Société de l’arthrite en 2012, Trish a décidé qu’il était temps d’être plus ouverte au sujet de sa maladie.

« J’ai vécu une expérience incroyable qui m’a convaincue que je pouvais aider les personnes touchées par cette maladie en en parlant plus ouvertement, et c’est ce que j’ai fait. J’ai produit quelques articles dans les médias, et comme l’arthrite juvénile est une cause qui me tient à cœur, j’ai contacté les parents d’enfants qui avaient reçu un diagnostic d’arthrite pour leur offrir mon soutien et des conseils. Les enfants arthritiques sont mécompris et j’espère pouvoir contribuer à changer cette situation grâce à l’éducation, et en diffusant plus de contenu à ce propos », dit-elle.

Trish demeure active en faisant du yoga, de la marche et des entraînements cardiovasculaires et avec poids et haltères. Son traitement médicamenteux change constamment, et elle a été initiée au monde des médicaments biologiques, avec le méthotrexate et le suivi que cela implique.

« La douleur peut surgir de nulle part et elle n’est pas toujours associée à un surmenage. Je me détends, j’applique de la chaleur et du froid et, surtout, j’accepte que ça fait partie de la maladie. Je fais de mon mieux pour ne pas me plaindre : une tactique que j’ai apprise de ma mère », avoue-t-elle.

Trish espère que les gens continueront à en apprendre davantage sur la nature de l’arthrite et les effets que la maladie peut avoir sur la vie des personnes atteintes. 

« Ce qui est positif, c’est qu’il existe un travail de recherche constant sur le sujet. La vie d’une personne ne changera pas nécessairement du tout au tout parce qu’elle a reçu un diagnostic. Après tout, le parcours avec la maladie peut être parsemé de choses positives, et avec de la communication, nous pouvons aider les 6 millions de Canadiens qui sont touchés par l’arthrite. » 

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