Golimumab

Nom de médicament
Golimumab

Nom(s) de marque
SimponiMD

Type de médicament
Agent biologique

Le golimumab sert à traiter les formes d’arthrite de type inflammatoire, comme la polyarthrite rhumatoïde, l’arthrite psoriasique et la spondylarthrite ankylosante.

  • Pour quelles formes d’arthrite le golimumab est-il utilisé?

    Le golimumab sert à traiter les formes d’arthrite de type inflammatoire, comme la polyarthrite rhumatoïde, l’arthrite psoriasique et la spondylarthrite ankylosante.

    Le golimumab peut être utilisé en monothérapie ou en combinaison avec un ARMM, comme le méthotrexate (MTX), dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde et de l’arthrite psoriasique.

    Le golimumab peut être utilisé en monothérapie pour le traitement de la spondylarthrite ankylosante lorsqu’un ARMM n’a pas été efficace.

  • Comment le golimumab est-il administré?

    Le golimumab est administré par injection sous-cutanée (dans le tissu adipeux sous la peau). Pour le traitement de la polyarthrite rhumatoïde, il peut également être administré par perfusion. 

  • Quelle est la dose habituelle et à quel moment doit-on la prendre?

    Lorsque le golimumab est administré par perfusion, la dose dépend du poids corporel du patient. Une séance de perfusion initiale est suivie d’une deuxième quatre semaines plus tard. Les séances subséquentes ont lieu toutes les huit semaines. Une fiole à usage unique sert à administrer le médicament par perfusion. Chaque séance dure environ 30 minutes.

    Lorsque le golimumab est administré par injections sous-cutanées, la dose donnée est de 50 mg par mois. Le médicament est vendu dans des seringues déjà remplies à usage unique ou dans des auto-injecteurs pour usage sous-cutané.

    Les seringues remplies au préalable et les auto-injecteurs de golimumab ne peuvent pas être utilisés pour les perfusions. Inversement, les fioles à usage unique ne peuvent pas être utilisées pour les injections sous-cutanées.

  • Combien de temps faut-il pour que le golimumab fasse effet?

    Comme c’est le cas pour tous les agents biologiques, les effets du golimumab ne se font pas ressentir immédiatement. Certaines personnes commencent à remarquer une différence assez rapidement; toutefois, il faut parfois attendre de trois à six mois pour ressentir le plein effet du médicament. Il est donc important de faire preuve de patience et de continuer à le prendre même si vous n’en ressentez pas les effets immédiatement.

    Votre médecin prescripteur pourrait recommander la prise d’un stéroïde (comme la prednisone) ou d’un anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) pour soulager vos symptômes en attendant que le golimumab fasse effet.

  • Dans quelles circonstances devrais-je éviter de prendre du golimumab et téléphoner à mon médecin?

    Prendre du golimumab peut faire en sorte qu’il est plus difficile de combattre des infections. Aussi les personnes qui ont une infection active devraient-elles éviter de prendre ce médicament. Communiquez avec votre fournisseur de soins de santé si vous faites de la fièvre, si vous pensez avoir une infection ou si on vous a prescrit un antibiotique. Les personnes qui ont des antécédents d’infections fréquentes ou de tuberculose doivent discuter de l’utilisation de golimumab avec leur fournisseur de soins de santé.  

    Si vous subissez une opération, faites-en part à votre fournisseur de soins de santé, car vous devrez peut-être arrêter de prendre du golimumab jusqu’à ce que vous soyez guéri et que les risques d’infection soient écartés.

    L’utilisation de golimumab par des femmes enceintes ou allaitantes n’a pas fait l’objet d’études. Les effets du médicament sur les femmes enceintes ou les nourrissons allaités sont donc inconnus. Si vous êtes enceinte ou prévoyez le devenir, veuillez en informer votre médecin. À cause des effets indésirables possibles chez les nourrissons allaités, votre fournisseur de soins de santé et vous devrez décider s’il est préférable pour vous d’arrêter d’allaiter ou de cesser de prendre le médicament, en tenant compte de l’importance de ce dernier pour vous.

    Les personnes ayant déjà fait une réaction allergique au golimumab devraient éviter de prendre ce médicament.

    Les gens qui ont déjà eu le cancer ou qui ont des problèmes neurologiques, comme la sclérose en plaques, doivent discuter de l’utilisation du golimumab avec leur fournisseur de soins de santé.

    Le golimumab peut aggraver une maladie qu’on appelle l’insuffisance cardiaque congestive. Si vous en êtes atteint, veuillez en informer votre médecin.

    Idéalement, votre vaccination sera à jour au moment où vous commencerez à prendre du golimumab. Si vous avez déjà commencé un traitement de golimumab, votre fournisseur de soins de santé vous recommandera probablement la plupart des vaccins inactivés (p. ex., grippe, pneumocoque). Les vaccins vivants ne sont toutefois pas recommandés en raison du risque d’infection. Si vous prenez du golimumab, consultez votre fournisseur de soins de santé avant de vous faire vacciner.  

  • Quels sont les effets secondaires du golimumab?

    Comme tous les médicaments, le golimumab présente des risques d’effets secondaires qui doivent être pris en considération au même titre que ses bienfaits potentiels. En général, les risques de lésions articulaires et d’incapacité permanente liés à la maladie sont plus importants que les risques d’effets secondaires associés au golimumab. Un suivi approprié permet d’éviter la majorité des effets secondaires. En outre, la plupart s’améliorent avec le temps et sont réversibles.

    Tout d’abord, le golimumab peut augmenter le risque d’infections. 

    Dans des circonstances peu courantes, le golimumab peut causer une réaction allergique durant la perfusion (rougeur du visage, démangeaisons, variations de la fréquence cardiaque et de la pression artérielle, etc.). Un professionnel de la santé vous surveillera pendant la perfusion pour s’assurer qu’elle ne déclenche pas de réaction.  

    Dans de rares circonstances, le golimumab peut causer une réaction au point d’injection (rougeur, douleur, démangeaisons). Consultez votre fournisseur de soins de santé si vous présentez ces symptômes et que ceux-ci s’aggravent.

    Toujours dans de rares cas, le golimumab peut causer des maux de tête. Si vous souffrez de maux de tête et que ceux-ci s’aggravent, veuillez en discuter avec votre fournisseur de soins de santé.

    Certaines personnes présentent des symptômes semblables à ceux du lupus, qui disparaissent lorsqu’elles arrêtent de prendre le médicament. Téléphonez à votre médecin sans tarder si vous constatez l’un des symptômes suivants : douleurs persistantes à la poitrine, essoufflement ou éruption cutanée sur les joues ou les bras s’aggravant au soleil.

    On a observé de rares cas de troubles affectant le système nerveux chez des personnes qui prenaient du golimumab ou un autre anti-TNF. Voici certains signes pouvant indiquer que votre système nerveux est affecté : engourdissements ou fourmillements, problèmes de vision, faiblesse dans les jambes et étourdissements.

    Dans de très rares cas, le golimumab peut entraîner une baisse de la numération globulaire.

  • Comment peut-on atténuer les effets secondaires?

    Prenez votre golimumab de la façon recommandée et communiquez avec votre fournisseur de soins de santé si vous avez des préoccupations.

    Si vous réagissez à une perfusion de golimumab, votre médecin prescripteur pourrait vous recommander de prendre un médicament avant votre prochain traitement afin de prévenir une réaction. Il pourrait également recommander de prolonger le temps de perfusion.

    Il est important d’alterner les lieux d’injection pour éviter une réaction et de ne jamais administrer le médicament là où la peau est sensible, contusionnée, rouge ou durcie.

  • Dois-je être suivi pendant que je prends du golimumab?

    Des analyses sanguines régulières ne sont pas nécessaires lorsque vous prenez du golimumab. Cependant, votre fournisseur de soins de santé pourrait prescrire des analyses sanguines périodiques pour vérifier votre numération globulaire et l’évolution de votre arthrite.


Cette information a été mise à jour en novembre 2017, avec l’expertise de :

Jason Kielly B. Sc. (phm.), Pharm. D.
Professeur adjoint, école de pharmacie, Université Memorial de Terre-Neuve
Pharmacien clinicien, Programme de santé rhumatologique, Eastern Health

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