S’il ne vivait pas avec l’arthrite depuis l’âge de 7 ans, Blake Knoll n’aurait peut-être jamais décidé de devenir médecin.

Les premières années de Blake ont été merveilleusement normales : il passait beaucoup de temps en famille, jouait au hockey de façon compétitive, campait et pratiquait des sports aquatiques. Mais à 7 ans, alors qu’il était en vacances au lac Osoyoos avec sa famille, il s’est blessé au pouce pendant une activité de planche nautique à genou. Plutôt que de guérir, son pouce a continué à enfler et sa main s’est mise à gonfler comme un ballon. Sa famille a donc mis fin à leurs vacances pour emmener Blake voir un rhumatologue à Vancouver. Ce dernier a procédé à des analyses sanguines, et leur résultat était clair : Blake avait l’arthrite juvénile idiopathique (AJI). Comme le jeune garçon avait des antécédents familiaux d’arthrite psoriasique et de spondylarthrite ankylosante, les médecins et ses parents ont souhaité tout faire en leur pouvoir pour qu’il ait une enfance normale.

Blake Knoll

La prise de 14 à 18 comprimés par jour a permis à Blake de reprendre ses activités favorites. Il est allé à des partys pyjamas, même si parfois, la douleur causée par l’arthrite l’empêchait tout bonnement de dormir. Il a fréquenté l’école, même s’il s’est souvent absenté pour aller à des rendez-vous et consulter des médecins. Vers l’âge de 10 ans, il a été confronté à un autre obstacle, lorsqu’il a dû subir une intervention chirurgicale au genou à cause de son arthrite. Cette opération l’a forcé à prendre une pause de hockey et d’école. Malgré ces défis, Blake se souvient de s’être senti optimiste pendant son enfance avec l’arthrite. « Je pouvais faire les choses qui me plaisaient, se souvient-il. Je me disais : "Ça pourrait toujours être pire”. » Quand son genou a été guéri, il a repris les sports, le camping et les activités entre amis.

À 11 ans, Blake a été confronté à un autre défi : après une partie de basketball, il a trouvé du sang dans son urine. Il s’est immédiatement rendu à l’hôpital, où on lui a fait passer des radiographies et des analyses sanguines. Après avoir examiné les prescriptions de Blake, les médecins ont trouvé le problème : la combinaison de médicaments qu’il prenait lui avait causé une nécrose des reins. Autrement dit, une partie des tissus de ses reins était morte. Il a alors commencé à prendre de nouveaux médicaments pour gérer son arthrite sans endommager ses reins.

« Avoir l’arthrite a complètement changé qui je suis et ma perception du système de santé. Mes expériences m’ont motivé à devenir rhumatologue afin que je puisse offrir aux autres la même chance que j’ai eue. »

Après son secondaire, Blake est allé à l’Université polytechnique Kwantlen, où il a suivi des cours préalables en science en vue de devenir médecin. À cette époque, une légère douleur au dos qui était apparue pendant son secondaire s’était intensifiée. Son médecin a posé un second diagnostic : Blake avait la spondylarthrite ankylosante, une forme agressive d’arthrite qui peut causer de la douleur dans la colonne vertébrale et les hanches. Bien qu’il ait essayé divers médicaments, rien ne venait à bout de l’inconfort de Blake. À l’automne 2014, il assistait à ses cours dans un état de douleur et d’épuisement constants.

En février 2015, Blake a commencé à recevoir des médicaments biologiques par perfusion toutes les deux semaines. « Déjà à la deuxième dose, je ressentais une différence notable. À la troisième et à la quatrième, je me sentais de nouveau “normal”, se souvient Blake. Après cela, j’ai eu plus de facilité à maintenir mon poids, une chose que j’avais toujours eu de la difficulté à faire avec les autres médicaments. »

En repensant à tout ce qu’il a traversé, Blake se sent reconnaissant. « Même enfant, je disais toujours que j’étais béni, se remémore-t-il. Avoir l’arthrite a complètement changé qui je suis et ma perception du système de santé. En grandissant avec cette maladie, je n’ai jamais abandonné; rien ne me faisait baisser les bras. J’ai continué à foncer. Mes expériences m’ont motivé à devenir rhumatologue afin que je puisse offrir aux autres la même chance que j’ai eue. »

Blake fait du bénévolat pour la Société de l’arthrite depuis plusieurs années. Sa passion, son engagement et sa compassion sont perceptibles dans tout ce qu’il fait. Son expérience personnelle de l’arthrite et sa perspective unique profiteront sans aucun doute à ses futurs patients.

Ces renseignements vous ont-ils été utiles?