Vivre avec l’arthrite peut être une chose difficile en soi.

Pour Sharmila Sriram, une mère monoparentale de 46 ans et entrepreneure vivant avec la polyarthrite rhumatoïde séronégative, c’est aussi tout un numéro de jonglerie.

La résidente de Mississauga, en Ontario, comprend l’importance d’un réseau de soutien robuste. Sa sœur Sapna compte parmi les personnes qui l’aident le plus.

« Dès le premier jour, elle s’est révélé être une grande défenseure pour moi. Je suis heureuse de l’avoir de mon côté. Elle m’a motivé et m’a poussé lorsque j’étais à mon plus vulnérable. À l’époque, j’en étais frustrée, mais aujourd’hui, j’en suis reconnaissante. »

« Ma mère aussi m’a beaucoup aidé et elle a été un précieux soutien avec ma fille. Certains jours, je n’arrivais pas à sortir du lit et elle venait sur-le-champ pour m’aider. Je suis extrêmement reconnaissante de pouvoir compter sur elle dans ma vie. »

À l’âge de 29 ans, Sharmila était une mordue du gymnase, mais après avoir subi une blessure à un genou dans un cours de Taï Bo, d’autres articulations sont étrangement devenues douloureuses aussi et elle a senti que son corps était en train de s’éteindre. Elle savait que quelque chose n’allait pas.

Elle a rencontré un médecin spécialisé dans les sports qui n’a pas été en mesure de l’aider alors que l’inflammation active était maîtrisée et Sharmila a éventuellement été aiguillée vers un rhumatologue.

Comme elle redoutait ce que le spécialiste allait lui ire, elle a cessé de le consulter un certain temps. Lorsque le diagnostic est tombé, elle a fondu en larmes.

« C’est devenu une spirale de désespoir. Une amie était atteinte de polyarthrite rhumatoïde et j’ai vu les effets débilitants de la maladie. Pendant un moment, je me suis sentie comme une victime. L’arthrite m’avait volé ma jeunesse et ma santé. Cette pensée est devenue paralysante. »

Éventuellement, elle a été inspirée par des histoires et des conseils pratiques trouvés sur le site Web de la Société de l’arthrite et elle a trouvé du réconfort en changeant son approche de la vie. Les choses se sont améliorées et son cœur s’est rempli de joie à l’idée de fonder une famille. À 35 ans, elle a donné naissance à sa fille.

Sharmila et sa filleToutefois, elle a dû cesser de prendre ses médicaments pendant sa grossesse. Son genou gauche s’est grandement détérioré et elle a subi une arthroplastie du genou à 37 ans, plus une intervention chirurgicale à la hanche un an plus tard. Afin d’améliorer sa qualité de vie, il était recommandé de remplacer son autre genou, ce qu’elle a fait quelques années plus tard.

Ces années étaient teintées de moments sombres comme le décès de son père et son mariage qui s’est effondré. Elle a aussi réalisé que ses médicaments ne l’aidaient plus autant à ce moment.

Mais l’amour et le lien profond avec sa fille ont été le phare lui permettant de naviguer dans les eaux troubles.

« Dès l’instant où elle grandissait en moi, elle m’a aidé avec mon arthrite. Elle était ma raison de rester positive et d’être forte. Tout ce que j’ai accompli, je l’ai fait pour elle. J’ai dû passer à travers beaucoup de choses parce que ma petite fille mérite une mère forte. »

Ces temps-ci, Sharmila fait du yoga et de la méditation et elle s’entraîne à la maison avec des tutoriels d’exercices en ligne. Elle a appris à incorporer la méditation pleine conscience dans ses tâches quotidiennes et de vivre un jour à la fois, en restant positive, même lors des épisodes douloureux.

Il n’y a pas si longtemps, elle aurait été dépassée à l’idée d’emmener sa fille au parc. Aujourd’hui, elle est à l’aise de planifier un voyage à Disneyland pour le moment où il sera à nouveau possible de voyager.

« Avec le recul, j’aimerais avoir utilisé les ressources de la Société de l’arthrite plus tôt. J’ai tellement appris tout au long de mon parcours. L’arthrite se traite, il est important de ne pas laisser la maladie prendre le dessus et de garder espoir. Aujourd’hui, je sais comment tirer parti des cartes qui me sont distribuées. »