Pleins feux sur l’arthroplastie totale

Si vous songez à recourir à une intervention chirurgicale pour traiter les effets de votre arthrite, vous avez sans doute beaucoup de questions qui vous trottent dans la tête. S’il est vrai que chaque cas est unique et qu’il existe plusieurs types d’arthrite, lire les témoignages de personnes qui ont dû subir des opérations semblables peut s’avérer fort utile. Rayonnez a parlé de leur parcours avec trois personnes qui vivent avec l’arthrite.

Kris

Kris Harrison de Vancouver, en Colombie-Britannique, avait 4 ans lorsque son diagnostic de polyarthrite rhumatoïde est tombé. Il vit avec cette maladie depuis 40 ans et a subi une arthroplastie des deux hanches et des deux genoux il y a 20 ans. « Quand je suis allé consulter le chirurgien pour mes genoux, il m’a conseillé de remplacer aussi mes deux hanches, ça a été un vrai choc », se souvient-il. Après plusieurs mois de réflexion, il a opté pour l’opération. « Le risque d’infection lié au fait de subir plusieurs interventions chirurgicales a beaucoup pesé sur ma décision, dit-il. Cependant, la qualité de vie l’a emporté sur le reste. Avant l’opération, j’étais tellement faible que j’avais du mal à rester debout pendant 30 secondes. Maintenant je peux rester debout et marcher sur une distance de quelques coins de rue. Je suis très content du choix que j’ai fait. »

Alison

Alison Legge, une résidente de Vancouver âgée de 23 ans, est déjà passée sous le bistouri à plusieurs reprises. Elle avait 3 ans lorsqu’on a déterminé qu’elle était atteinte d’arthrite juvénile idiopathique. À 16 ans, elle a subi une opération de reconstruction de la mâchoire : celle-ci était cassée à quatre endroits différents et on l’a reconstruite à l’aide de goupilles et de vis dans l’espoir de pouvoir corriger son mauvais alignement. Trois ans plus tard, elle a dû subir une opération arthroscopique pour nettoyer les articulations endommagées. Malheureusement, malgré la médication et la physiothérapie, Alison a continué à éprouver des douleurs aiguës et une mobilité réduite de la mâchoire. Ainsi, il y a un an, elle a opté pour une chirurgie de remplacement de ses deux articulations temporomandibulaires (ATM).

« L’intervention comporte un risque élevé de paralysie faciale, car on doit pratiquer une incision à l’endroit où se trouvent les nerfs faciaux, dit Alison. À ce moment-là, j’étais prête à sacrifier toute ma mobilité faciale pour faire cesser la douleur. Ce qui m’inquiétait le plus, c’était la possibilité que l’opération ne fonctionne pas. » Heureusement, l’intervention s’est bien passée. « Ça m’a changé la vie. Je dors entre 7 et 8 heures par nuit maintenant, au lieu de dormir 12 ou 14 heures, en plus d’une sieste, comme je le faisais avant. Je peux manger pratiquement n’importe quoi et même sortir boire un verre avec mes amis. J’ai arrêté tous les analgésiques, souligne Alison. Je repense à ce que j’ai vécu et c’est fou à quel point tout a changé pour moi depuis un an».

Sharon

Sharon Gray de Coquitlam, en Colombie-Britannique, affirme avoir affronté son arthroplastie des deux genoux avec une attitude positive et un sens de l’humour. Elle a appris qu’elle avait de l’arthrose dans les deux genoux il y a deux décennies, quand elle avait 53 ans, et a subi l’opération il y a un peu plus d’un an. « Je vis toute seule, alors avant l’opération, je me suis assurée d’adapter ma maison : j’ai sorti les meubles de ma salle à manger pour pouvoir l’utiliser comme chambre à coucher pendant que je me rétablissais de l’opération et j’ai demandé à un ami de m’aider pendant deux semaines, explique-t-elle. Je me suis même entraînée à mettre mes chaussettes. » Elle a développé une relation de mentorat informelle avec une femme de son âge, Maureen, qui avait aussi subi une arthroplastie bilatérale des genoux et qui était dans une situation semblable à la sienne. « Maureen m’a donné trois conseils : prendre tous les analgésiques qu’on me prescrirait et en demander plus si j’en avais besoin, descendre les escaliers à reculons et ne pas jouer les héros ! » dit-elle. Aujourd’hui, Sharon donne ces mêmes conseils et d’autres à sa mentorée, Sheila, qu’elle a connue grâce à sa nièce. « Parler avec quelqu’un qui a vécu la même chose nous aide beaucoup à traverser cette période. » 

Pour en savoir plus, consultez les pages Web de la Société de l’arthrite sur la chirurgie.

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