Une nouvelle étude met en lumière le fardeau que représente l’arthrite pour le système de santé

Les personnes arthritiques sont deux ou trois fois plus susceptibles
d’avoir besoin de services de santé

À l’heure où les hôpitaux du pays tentent de diminuer les coûts en réduisant les services ou en fermant les cliniques de traitement de l’arthrite, le fardeau que représente la maladie pour notre système de santé ne fait que s’accroître.

Au cours d’une année, un Canadien souffrant d’arthrite est deux ou trois fois plus susceptible que ses semblables sans maladie chronique d’être hospitalisé, de devoir consulter un médecin à de multiples reprises pour des soins primaires, de se rendre chez un spécialiste ou de devoir suivre des traitements de physiothérapie. Et comme on compte 4,6 millions de personnes qui sont atteintes de cette maladie à l’échelle du pays, ce besoin accru de services de santé exerce une immense pression sur le système.

Ces nouveaux chiffres sont tirés de L’arthrite au Canada, une série de rapports publiés aujourd’hui par la Société de l’arthrite et élaborés en son nom par l’Unité de recherche et d’évaluation communautaire sur l’arthrite.

L’Alliance de l’arthrite du Canada – un groupe d’organisations qui se sont engagées à améliorer la vie des personnes atteintes d’arthrite d’un océan à l’autre – estime les répercussions économiques de l’arthrite au pays à plus de 33 milliards de dollars en raison du coût des traitements et de la perte de productivité. L’Alliance prévoit que ce chiffre doublera au cours des 20 prochaines années pour atteindre plus de 67 milliards de dollars.

« Les coûts associés à la gestion de l’arthrite sont bien réels, explique la présidente et directrice générale de la Société, Janet Yale. Nous devons adopter une stratégie nationale pour diminuer ces coûts et nous concentrer sur la prévention des blessures qui peuvent mener à l’arthrose, sur l’adoption de saines habitudes de vie et sur l’investissement dans la recherche pouvant mener à la découverte de traitements nouveaux et peu coûteux. »

La physiothérapie et l’ergothérapie peuvent réduire le fardeau de la maladie en contribuant à atténuer les symptômes, à ralentir la détérioration des articulations et à améliorer la mobilité des personnes atteintes.

Toutefois, au cours des derniers mois, l’offre de services de ce type a été réduite. L’hôpital Scarborough de Toronto et l’hôpital de l’Université de l’Alberta à Edmonton ont annoncé une réduction des services ou la fermeture de leur clinique de réadaptation pour arthritiques.

« Bien que nous reconnaissions l’énorme fardeau économique que représente l’arthrite, nous ne pouvons en ignorer les répercussions humaines, ajoute Janet Yale. Nous ne devons pas laisser tomber les millions de Canadiens qui vivent déjà avec cette maladie dévastatrice. C’est pourquoi ces décisions se sont révélées si préoccupantes. »

L’arthrite au Canada est fondée sur une analyse de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) de 2010 et de 2011 réalisée par Statistique Canada. Étude transversale, l’Enquête recueille de l’information autodéclarée sur l’état de santé, l’utilisation des soins de santé et les déterminants de la santé au sein de la population canadienne. Le rapport ainsi que des rapports semblables pour chaque province peuvent être consultés à partir du site www.arthrite.ca/faits.

Voici d’autres observations faites :

  • On estime que le nombre de personnes atteintes d’arthrite au pays augmentera pour atteindre 7,5 millions, soit un adulte sur cinq, en 2036.
  • Parmi les maladies chroniques déclarées, l’arthrite arrive au premier rang chez les femmes et au troisième rang chez les hommes.
  • Les Canadiens arthritiques sont plus susceptibles (dans une proportion d’environ 33 %) d’avoir une mauvaise santé mentale ou de souffrir de troubles de l’humeur ou d’anxiété (p. ex., de dépression) que ceux atteints d’autres maladies chroniques. Il est également trois fois plus probable qu’une personne arthritique ait ce genre de problèmes qu’une personne sans maladie chronique.
  • Bien que l’arthrite soit souvent perçue comme un trouble de la vieillesse, 56 pour cent des personnes qui en souffrent sont âgés de moins de 65 ans.
  • Plus du quart des hommes et des femmes souffrant d’arthrite et âgés de 20 à 54 ans ne sont pas sur le marché du travail, et un Canadien sur trois atteint d’arthrite a cessé de travailler et pris sa retraite précocement en raison de sa maladie.
  • Les personnes souffrant d’arthrite sont plus susceptibles d’être obèses ou en surpoids (64 %) ou d’être physiquement inactives (58 %) que celles qui ne présentent pas de maladie chronique (43 %).

À propos de la société de l’arthrite

La Société de l’arthrite met des vies en mouvement depuis plus de 65 ans. Vouée à la réalisation de sa vision – bien vivre tout en créant un avenir sans arthrite –, elle est le principal organisme caritatif du domaine de la santé qui offre de l’information, des programmes éducatifs et du soutien aux plus de 4,6 millions de Canadiens atteints d’arthrite. Depuis sa création en 1948, la Société est le plus important bailleur de fonds non gouvernemental de la recherche sur l’arthrite au pays, ayant investi plus de 185 millions de dollars dans des projets qui ont mené à des percées en matière de diagnostic, de traitement et de soins des personnes atteintes d’arthrite. Pour obtenir de plus amples renseignements ou pour faire un don, visitez le site www.arthrite.ca.

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Pour tout renseignement supplémentaire ou pour obtenir une entrevue, veuillez communiquer avec :

Douglas Emerson
Directeur national, Communications — Société de l’arthrite
Tél. : 416-979-7228, poste 3348
Cell. : 647-706-0440
Courriel : demerson@arthritis.ca

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