La Société de l’arthrite organise une table ronde sur le cannabis médicinal

3 décembre 2015

Plus de 25 organisations se réunissent pour discuter des priorités en matière de recherche et de politiques 

Dans la foulée de l’élection d’un nouveau gouvernement fédéral susceptible d’ouvrir la porte à un accès élargi, la Société de l’arthrite organise une table ronde nationale sur le cannabis médicinal rassemblant un large éventail de parties intéressées. Ces dernières décideront des questions de recherche auxquelles il faut répondre en priorité pour mieux comprendre le potentiel du cannabis médicinal à titre de traitement. 

« Depuis plus d’une décennie, le cannabis médicinal est disponible au Canada pour traiter les symptômes de maladies chroniques, explique Joanne Simons, directrice générale de la mission à la Société de l’arthrite. Mais il y a toujours un manque surprenant de renseignements fondés sur des données probantes pour aider les médecins et leurs patients à décider s’ils devraient considérer le cannabis comme une option de traitement. Par cette rencontre, nous espérons prendre des mesures concrètes pour combler ce manque de connaissances. »

Plus de 25 organisations seront présentes, y compris des représentants de groupes de patients, des gouvernements, de l’industrie, d’organismes de bienfaisance du domaine de la santé, d’universités et de centres de recherche. La table ronde sur invitation seulement aura lieu les jeudi et vendredi 3 et 4 décembre, à Vancouver.

Les organisateurs de la rencontre comptent avant tout approfondir les connaissances scientifiques sur le cannabis médicinal.

« L’objectif de nos travaux sur le cannabis médicinal est de comprendre son potentiel comme traitement efficace et sécuritaire contre les maladies chroniques comme l’arthrite, affirme Jason McDougall, un chercheur de l’Université Dalhousie qui s’intéresse à la douleur. Nous voulons nous appuyer sur la recherche existante pour comprendre son fonctionnement et son interaction avec d’autres traitements. »

Au-delà des enjeux essentiels que sont l’innocuité et l’efficacité, il faut répondre à d’autres questions importantes, notamment sur les doses à utiliser, le mode d’administration et le profil des personnes susceptibles de répondre le mieux à une thérapie de cannabis médicinal.

En attendant, à mesure que les règlements changent et que le nouveau gouvernement fédéral envisage d’élargir l’accès général au cannabis, les personnes atteintes de maladies chroniques cherchent elles aussi des réponses.

« La recherche est essentielle pour que le cannabis médicinal sorte du domaine de l’inconnu », indique Jonathan Zaid. Fondateur et directeur général de l’organisation Canadians for Fair Access to Medical Marijuana, il a reçu un diagnostic de nouveau mal de tête quotidien persistant, un syndrome douloureux qu’il traite au moyen de cannabis médicinal. « La création et la mise en œuvre d’un programme de recherche aideront à faire la lumière sur cet enjeu, tant pour les fournisseurs de soins de santé que pour leurs patients. »
 
Avant de faire l’expérience du cannabis médicinal, Jonathan Zaid a essayé 45 thérapies différentes pour traiter sa douleur chronique. Armé de preuves démontrant que les thérapies traditionnelles n’étaient pas efficaces, il a travaillé avec son équipe soignante pour que sa compagnie d’assurance couvre son cannabis médicinal sur ordonnance.  
 
« Je suis très chanceux que le cannabis médicinal me convienne, conclut-il. Nous devons faire des études et aller au fond des choses pour comprendre l’efficacité thérapeutique de ce traitement. »
 
Un rapport sommaire des conclusions découlant de la table ronde sera diffusé au début 2016. Pour de plus amples renseignements sur le cannabis médicinal, y compris l’énoncé de position de la Société de l’arthrite, visitez arthrite.ca/cannabismedicinal.