Une randonnée au Pérou malgré un cœur lourd

Grandma MinnieLe 21 janvier, j’ai eu 25 ans. C’était la première fois que je célébrais mon anniversaire sans ma grand-mère. Chaque année, elle m’écrivait une carte de souhaits sur son papier à lettres aux motifs floraux. De sa calligraphie soignée, elle signait toujours « Avec amour, grand-maman Minnie ». Ces cartes me touchaient beaucoup parce que je savais à quel point il était difficile pour elle de tenir un stylo.

En 1961, à l’âge de 32 ans, Minnie a reçu un diagnostic de polyarthrite rhumatoïde (PR). Pour aussi longtemps que je me souviens, ses mains étaient déformées par la déviation cubitale des doigts qui est si typique de la PR. Cela ne l’a jamais empêchée d’écrire patiemment des pages et des pages d’équations pour que je m’exerce en mathématiques. Enseignante de formation, elle partageait ses connaissances longtemps après avoir cessé de travailler.

Minnie est décédée le 1er août 2014 à l’âge de 85 ans. Elle était le cœur de notre famille tissée serrée et son absence se fait ressentir tous les jours. À ses funérailles, nous avons suggéré aux invités de faire un don à la Société de l’arthrite plutôt que d’offrir des fleurs. Après son décès, ma mère Lorna et moi avons joué avec l’idée de faire un voyage au Pérou pour voir le Machu Picchu. J’ai fait des recherches et cela m’a semblé si compliqué à organiser que le projet a été mis sur la glace.

Puis, le jour de mon anniversaire, ma mère m’a transmis un courriel qu’elle avait reçu ce jour-là de la Société de l’arthrite. On y faisait la promotion d’une randonnée d’aventure Charity Challenge au Machu Picchu. L’expédition se faisait à la même période que nous avions prévue pour notre voyage. Nous avons eu le même réflexe : une collecte de fonds pour combattre l’arthrite? Au Machu Picchu? Annoncée le jour de mon anniversaire? Ce n’était pas qu’une coïncidence – Minnie devait y être pour quelque chose. Nous allions partir – c’était décidé.

Plus d’information sur Charity Challenge

Ma grand-mère n’est pas la seule personne pour qui nous faisons le trek. La sœur de ma mère, Glenda, a reçu un diagnostic de PR à l’âge de 24 ans. Elle continue à en subir les effets encore aujourd’hui. Ma meilleure amie Danielle est, tout comme moi, une infirmière en soins de phase aiguë : nous sommes devenues amies après mes débuts comme infirmière en 2012. Elle trime dur et effectue des quarts de travail de 12 heures, et personne ne soupçonne qu’elle est atteinte de PR elle aussi – un diagnostic qu’elle a reçu lorsqu’elle avait à peine un an.

Outre leur maladie, ces trois femmes partagent une autre caractéristique commune : je ne les ai jamais entendues se plaindre. Malgré les infections causées par les remplacements de hanches, malgré les ablations de nodules rhumatoïdes, malgré les tendons sectionnés et rattachés, malgré les extractions de cataractes, malgré l’insertion de 12 lignes intraveineuses en un seul après-midi. Leur force et leur persévérance nous ont inspirées, ma mère et moi, à faire un trek au Machu Picchu au profit de la Société de l’arthrite pour que l’on puisse un jour trouver un remède définitif à la maladie.

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