Combler l’écart : Étudiant aujourd’hui, rhumatologue demain

Affiché: 2014-05-21
Arun AghaLe Canada a besoin de plus de professionnels de la santé dévoués à la lutte contre l’arthrite, aussi bien des cliniciens que des chercheurs. C’est pourquoi la Société de l’arthrite soutient des étudiants brillants comme Arun Agha, qui effectue une maîtrise à l’Université de la Colombie-Britannique et rêve de devenir chercheur-clinicien en rhumatologie. 

Arun Agha a participé à deux « journées de formation » offertes par la Société de l’arthrite pour recruter et former la prochaine génération de chercheurs spécialisés dans le domaine de l’arthrite. Cela lui a donné l’occasion de rencontrer une foule de parties intéressées par la maladie, notamment des chercheurs, des patients, des cliniciens, des étudiants et des consommateurs. 

« Les environnements qui favorisent le plus l’innovation sont ceux où l’on retrouve un grand esprit de camaraderie, explique M. Agha. Ces journées de formation sont des occasions de se rassembler et de nouer des liens. L’époque où les chercheurs étaient isolés dans leur laboratoire est révolue. » 

Selon M. Agha, les efforts déployés par la Société de l’arthrite pour créer cette communauté motivent les chercheurs à continuer de travailler d’arrache-pied afin d’obtenir des résultats inédits. « On a l’impression de faire partie de quelque chose de plus grand que soi. »

Malgré sa vision d’ensemble, M. Agha n’en est qu’à ses débuts : l’encre sur sa demande d’admission à la faculté de médecine est encore fraîche. Où que sa carrière le mène, il apportera avec lui les perspectives que lui ont offertes ces deux journées de formation, notamment l’importance de rencontrer des personnes atteintes d’arthrite et de comprendre leurs besoins pour que la recherche ait un véritable impact sur leur vie. 

Son mémoire découle d’ailleurs de cette idée. Arun Agha a visité de nombreuses communautés rurales canadiennes, où il a constaté le manque de ressources offertes aux personnes qui doivent composer avec des affections chroniques comme l’arthrite. Il est en effet beaucoup plus difficile pour ces personnes d’accéder à des spécialistes près de chez eux. 

Comme il est souvent impossible pour les habitants de ces communautés de consulter régulièrement un physiothérapeute, M. Agha s’est demandé si les personnes arthritiques pouvaient obtenir des bienfaits semblables par l’entremise de la télé. Aussi a-t-il pris part à une étude qui utilise un programme d’exercice sur DVD pour déterminer si un tel outil pouvait aider à prévenir les chutes chez les aînés. 

M. Agha devait veiller à ce que le programme d’exercice corresponde aux besoins des aînés dans les communautés rurales. Le programme est actuellement à l’essai, et en vrai chercheur sur le terrain, M. Agha a interrogé de nombreux participants des communautés rurales de la Colombie-Britannique qui l’ont mené à bonne fin.

« Nous espérons que ce programme leur procurera des bienfaits non seulement physiques, mais également psychosociaux. Avec un peu de chance, les participants gagneront de la confiance pour aller se promener et ne pas se sentir limités dans leur routine. » Il ajoute que bon nombre des personnes atteintes d’arthrite craignent de se blesser et, en conséquence, ne sortent pas suffisamment de chez elles. 

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