Une journée dans une vie complètement transformée

Affiché: 2015-05-06

Contessa BensonEst-ce que huit années sont vraiment passées depuis ce jour-là? Je me suis assise après une partie de golf et je n’ai pas pu me relever ni marcher. Le diagnostic : une maladie auto-immune incurable, l’arthrite psoriasique, et la fibromyalgie.

J’avais 40 ans, et les obstacles à ma mobilité m’accablaient. La douleur m’épuisait physiquement et émotionnellement, tant au travail lorsque je devais dactylographier, m’asseoir et me relever, qu’à la maison quand je tentais de saisir et de tenir des objets ou de les faire tourner. J’avais besoin de l’aide de mon mari et de mon fils de quatre ans : pour verser du lait, pour découper mes aliments et pour manger, parce que j’avais de la difficulté à ouvrir la mâchoire.

Après neuf mois de rendez-vous chez le médecin et d’essais de médicaments divers, j’ai trouvé le bureau de la Société de l’arthrite à Winnipeg.

J’ai été accueillie à bras ouverts pour organiser la bibliothèque bénévolement. J’ai lu toutes les brochures et j’ai suivi les programmes et les services de prise en charge personnelle. Les activités aquatiques adaptées à l’arthrite ont changé ma vie, me redonnant de la mobilité.

Des employés de la Société m’ont fait part de leurs propres défis imposés par l’arthrite. Nous avons ri et pleuré ensemble. La Société de l’arthrite m’a donné de l’espoir et j’ai voulu en redonner à mon tour. Alors, j’ai suivi une formation pour animer des programmes éducatifs et faire des présentations sur l’arthrite. J’ai beaucoup appris des personnes que j’ai aidées.

Pendant tout ce temps, j’ai continué à gérer une agence de voyages, et à composer avec les poussées et les revers infligés par la maladie. J’ai sensibilisé mes employés et d’autres personnes à la question de l’arthrite en milieu de travail. J’ai siégé au conseil consultatif divisionnaire de la Société pendant six ans. Et je contribue à toutes les activités de financement.

Ma famille participe à la Marche contre la douleur depuis sa création. Ces 5 km comptent beaucoup pour moi, même si je ferme la marche. Parfois, c’est seulement en m’appuyant sur une canne que je peux atteindre le fil d’arrivée, parce qu’au milieu de la Marche, mes pieds deviennent lourds, du talon à la plante, comme si je marchais sur de la pierre dure. Mes hanches veulent me lâcher et j’ai des fourmillements dans les orteils tellement ils sont enflés. À la fin, j’ai mal jusque dans les mains.

La Marche me rappelle que je ne peux pas tenir ma mobilité pour acquise. J’étais vraiment fière, à la Marche de 2014, quand mon entreprise et mon équipe ont remporté un prix pour leur collecte de fonds.

Je suis tellement reconnaissante de tous ceux qui me soutiennent – ma communauté philippine, ma famille, mes médecins et la division du Manitoba et du Nunavut de la Société de l’arthrite.

L’arthrite a donné une nouvelle tournure à ma vie. Comme épouse et comme mère, je ne baisse jamais les bras. La maladie doit vivre avec moi.

Consuelo (Contessa) Benson, de Winnipeg

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