Une journée dans la vie d’une personne bien entourée

Affiché: 2015-05-05

Éliane Blain-DurandAtteinte d’une spondylarthrite ankylosante sévère depuis près de 16 ans, j’étais à la fois curieuse et perplexe lorsque la Société de l’arthrite a annoncé la tenue de la toute première Rencontre provinciale sur l’arthrite.
A priori, je me suis demandé ce que cet événement pourrait m’apporter que je ne savais pas déjà. Après tout, je négocie avec Dame l’arthrite et ses aléas tous les jours depuis 16 ans. Je jouis d’une formidable relation avec mon rhumatologue et je bénéficie du savoir-faire de plusieurs autres professionnels de la santé. Finalement, j’ai choisi de m’inscrire malgré mes doutes.

Heureusement! Ce matin-là d’octobre, j’ai été accueillie par une équipe souriante. Dès lors, j’ai eu le sentiment d’assister à quelque chose d’important. Rencontrer d’autres personnes atteintes d’arthrite et discuter avec elles autour d’un café m’a ouvert les yeux. Pour ceux qui avaient reçu leur diagnostic depuis peu, tout était à découvrir. Pour les autres, dont je faisais partie, c’était l’espoir qui avait guidé nos pas – l’espoir de découvrir d’autres avenues permettant d’améliorer notre qualité de vie.

Les conférenciers, triés sur le volet, se sont avérés d’efficaces vulgarisateurs. Les lieux communs sur la vie avec la douleur étaient absents. De toute manière, nous connaissions tous déjà intimement cette réalité. Les chercheurs nous ont donné des comptes rendus de leurs travaux en plus de nous laisser entrevoir les découvertes fascinantes qu’ils étaient sur le point de faire. Une communauté de personnes touchées par l’arthrite s’est ralliée, et une ambiance de soutien et d’authenticité régnait. Je vis avec la spondylarthrite ankylosante depuis très longtemps – mais je n’avais jamais rien vécu comme la Rencontre.
Nous ne vivons pas seuls, séparés les uns des autres. Nous sommes reliés, et maintenant je saisis pleinement cette connexion.

Lorsque j’ai quitté la Rencontre, mes connaissances existantes se mêlaient à de nouvelles idées toutes fraîches, et je ne pouvais m’empêcher de penser aux nouvelles découvertes scientifiques que nous avons faites. Mais plus que tout, je suis revenue à la maison portée par une immense vague d’espoir.

Éliane Blain-Durand
Repentigny (Québec)

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