Une journée dans la vie d’un bénévole

Affiché: 2015-05-06

Nikolas HarrisC’est difficile à expliquer, mais ce que j’ai vécu au camp JoinTogether, en Nouvelle-Écosse, a contribué à changer radicalement la perception que j’avais de ma maladie chronique. Cette expérience a également revitalisé ma passion : travailler pour éliminer les préjugés entourant l’arthrite juvénile. Je vis avec l’arthrite juvénile idiopathique depuis plus de 18 ans, et lorsque j’ai entendu parler du camp de la Société de l’arthrite, j’ai sauté sur l’occasion de devenir animateur bénévole.

J’étais loin de savoir à quoi m’attendre. Non seulement le camp accueillait-il de nombreux jeunes touchés par l’arthrite, mais il me donnait également l’occasion d’en apprendre davantage sur ma maladie chronique complexe. Je suis revenu du camp transformé.

Aujourd’hui dans la vingtaine et étudiant à l’université, je jette souvent un regard rétrospectif sur ma vie avec l’arthrite. Entre les préjugés sur une maladie mal connue chez les enfants la gestion des poussées et des changements de médication, j’ai appris à m’adapter. L’arthrite m’a rendu perspicace et empathique. Elle a aussi guidé mes choix de carrière et influencé ma décision d’obtenir un baccalauréat en travail social. J’aspire en effet à aider les jeunes qui sont confrontés à une invalidité.

Au camp JoinTogether, tout le monde était ouvert et respectueux. Chacun de nous avait un niveau d’empathie attribuable à son parcours avec l’arthrite. Dans le cadre d’une activité en particulier, je me suis adressé à un groupe d’ados et leur ai parlé de mes expériences, des événements de ma vie et de mes défis – ce qui les a encouragés à parler de leur arthrite à leur tour. Entendre leurs histoires, les encourager et leur donner du soutien m’a donné à la fois un sentiment d’humilité et de valorisation.

Cela fait maintenant trois années consécutives que je fais du bénévolat pour le camp de la Société de l’arthrite. Voir les jeunes interagir et parler de leurs expériences ne manque jamais de m’émouvoir, parce que je n’ai pas eu la chance de vivre ça à leur âge. Et j’ai une nouvelle passion : créer et soutenir des programmes, des événements et des occasions pour les jeunes qui vivent avec l’arthrite. Le bénévolat m’a permis de devenir un porte-parole et de soutenir la communauté de l’arthrite juvénile, aidant du coup à améliorer l’accès à des ressources essentielles.

Grâce à la Société de l’arthrite, j’ai pu insuffler une nouvelle dynamique dans ma vie en racontant mon histoire et en nouant des liens avec des jeunes qui vivent des choses semblables à ce que j’ai vécu.

Les jeunes arthritiques ne peuvent pas jeter l’invalidité aux oubliettes en vieillissant. Cependant, j’ai fait mon possible pour bien vivre avec l’arthrite juvénile. J’espère pouvoir continuer d’utiliser mon histoire et ma façon de voir les choses pour aider les autres à parler de ce qu’ils vivent, détails qu’il est trop facile de garder pour soi.

Nikolas Harris, de Dartmouth (Nouvelle-Écosse)

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